Cette concertation s’est tenue en marge de la deuxième conférence des parties à la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Parmi les participants, Gervais Hugues Ondaye, conseiller socioculturel du maire de Brazzaville et directeur général du festival Feux de Brazza, a indiqué : « U40 est un forum que la commission allemande à l’Unesco, en partenariat avec la Fédération internationale de la coalition sur la diversité culturelle, a tenu à organiser avec la participation de plusieurs professionnels de la culture et les membres actifs de la société civile venus de cinquante pays. »
Quatre ans après le vote à la majorité absolue de cette convention par l’Unesco, notamment sur sa ratification et sa mise en application par 98 États, la commission allemande pour l’Unesco réalise la nécessité de réunir les professionnels de la culture pour apprécier les avancées quantitatives et qualitatives de cet instrument sur le terrain de la pratique. Mais il a été aussi question de réfléchir sur son avenir d’ici à l’an 2030.
« Il est à noter que la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles avait été prise dans des conditions d’extrême tension sur la considération de la valeur des biens culturels avec l’OMC. Elle a pour objet la multiplicité des formes d’expressions culturelles, telles qu’elles résultent de la créativité des individus, des groupes et des sociétés, ayant un contenu culturel qui renvoie au sens symbolique, à la dimension artistique et aux valeurs culturelles qui les expriment »,
a souligné Gervais Hugues Ondaye.
Cette convention a pour vocation de renforcer les cinq maillons inséparables de la même chaîne, à savoir : la création, la production, la distribution ou la diffusion, l’accès et la jouissance des expressions véhiculées par les biens et services culturels. Cet instrument a été en effet ratifié dans la précipitation par la plupart des États. « Il va falloir aller vers la vulgarisation de cette convention afin que les communautés se l’approprient et s’en servent réellement. C’est ce à quoi les participants se sont penchés durant les travaux », a-t-il poursuivi.
On retiendra des conclusions de ces assises la réaffirmation de la reconnaissance des valeurs universelles de la diversité culturelle en tant que fondement et source du développement humain. Aussi constitue-t-elle l’un des piliers du développement durable aux côtés de l’économie, de l’environnement et de la préoccupation sociale.
De même que les participants ont réaffirmé leur engagement en faveur de certaines initiatives et actions telles que :
la traduction de la convention en une multitude de langues, y compris celles locales ; le développement d’un code de bonnes pratiques en partenariat avec le secteur privé afin d’encourager l’élaboration d’un label de la diversité culturelle ; la mise en œuvre d’actions prioritaires visant à encourager le transfert des technologies vers les pays en développement ; l’allégement des procédures d’attribution des visas afin de faciliter la mobilité des artistes et des professionnels des pays en développement ; l’encouragement de tous les États parties à la convention à contribuer au fonds, etc.
Jean Dany Ebouélé

