galerie_congo

Vie des galeries > Actualité > Quatrième édition du festival de la parole à Dolisie

Jeudi 30 juillet 2009

La ville de Dolisie accueille la quatrième édition du Festival international de la parole



La troisième ville du Congo, Dolisie, située au sud du pays, accueillera du 22 au 29 août prochain
la quatrième édition du Festival international de la parole (Fipa). Il réunira artistes et artisans
de plusieurs horizons autour de spectacles et de conférences sur les arts de la parole et l’artisanat

Organisé par l’Atelier Bobatu et l’association Pass’reel, le Fipa se veut un cadre d’expression artistique et culturelle, prônant la vulgarisation de l’art et de l’artisanat, a déclaré, le 29 juillet, le président du festival et fondateur de Pass’reel, Brice Tounda. « De tout temps et dans toutes les civilisations, le conte a toujours tenu une place de choix. Tantôt initiatique, édifiant ou moralisant, il s’est imposé comme une discipline particulière. Attentifs à cette réalité, nous avons créé le Fipa », a-t-il souligné, précisant que son but était de revaloriser la parole, l’essence des mots et leurs enseignements.

Placée sur le thème de l’ouverture, la quatrième édition – après les trois précédentes tenues timidement à Pointe-Noire – s’annonce intense au regard de son programme et de son riche répertoire d’artistes et d’artisans ayant donné leur accord de principe pour y participer. Des artistes et artisans venant d’Algérie, de Chine, du Brésil, du Togo, du Canada, du Burkina Faso sont en effet attendus. Des artistes et des groupes congolais – Nkota, Lang’i, Kavla, S Dollar, Eved, N’kouembali Émotion, Africa Mbonda et bien d’autres – présenteront des spectacles. Pour ce qui est des expositions, avec d’autres artistes, l’École de peinture de Poto-Poto présentera ses belles et célèbres peintures.

Les festivités se dérouleront à la mairie centrale, à l’espace Sala Ngolo et à la Maison des jeunes. Contes, griots, chants, concerts, ateliers d’apprentissage et conférences illustreront le parcours de l’artisanat à l’industrialisation. Le festival se terminera par une randonnée et une nuit de contes sous l’arbre de De Brazza. « Le but est de partager les différents savoirs, d’éduquer et orienter, de distraire et d’émerveiller. Le festival veut établir et pérenniser une dynamique de créativité. Vous savez, beaucoup de jeunes attendent qu’on leur ouvre des horizons… », a poursuivi Brice Tounda, pour qui le festival doit combler le vide existant en matière de promotion d’art et d’artisanat.

Quentin Loubou