Jean-Claude Gakosso, en dépit du travail réalisé au cours de l'année dernière, a exhorté ses collaborateurs et autres cadres relevant de sa tutelle à capitaliser les vertus du travail bien fait. Il est indispensable, comme pour chaque acteur impliqué dans la visibilité de la culture congolaise, de « travailler sans relâche à l'illustration de la culture et des arts dans notre pays », tel a été le propos essentiel du ministre Jean-Claude Gakosso.
La grande rétrospective aura été celle édictée par Célestin Jean-Paul Akoulafoua M'voula au nom de l'ensemble du personnel relevant de la tutelle du ministère de la Culture et des Arts. Le directeur de cabinet a annoncé le nouvel organigramme qui régit désormais le ministère en trois directions générales. Au lieu de l'unique direction générale que comptait jusqu'ici le département de la culture, on retiendra désormais : la direction générale des arts et des lettres ; la direction générale du patrimoine et des archives ; et la direction générale du livre et de la lecture publique.
Certes beaucoup a été fait en 2009 sans prétendre combler les attentes de l'ensemble du personnel, comme a plaidé le directeur de cabinet auprès du ministre en faveur des agents décisionnaires évoluant au sein dudit ministère, qui attendent leur régulation au sein de la fonction publique congolaise. Car certains seraient déjà admis à la retraite sans jamais avoir été intégrés comme fonctionnaires d'État, malgré plusieurs années de service. « Reste cette épine, mais c'est le problème des décisionnaires. Ce dossier devra retenir l'attention de tous et être la grande préoccupation du département tout au long de cette année », a souligné Célestin Jean-Paul Akoulafoua M'voula.
Le directeur de cabinet a exhorté la corporation des artistes et créateurs des œuvres d'esprit à combattre les antivaleurs pour arrimer au changement des mentalités chacun dans son domaine de compétence. « Vous, musiciens, vous devez singulièrement vous écarter des sentiers battus de la routine qui vous font croire qu'il suffit de parler pour faire. Parler n'est pas faire, tant s'en faut, même si pour faire il faut parler. Parler ne suffit pas, pour faire il faut agir. Évitons de gémir, de nous plaindre à longueur de journée, retrouvons notre dignité, car après tout, la critique est facile, l'art est difficile », a renchéri le directeur de cabinet.
Il revient donc aux artistes-musiciens d'apporter à la dimension profonde de l'âme les remèdes secrets qui peuvent soulager et faire honneur à l'identité culturelle congolaise. « Notre musique, par exemple, peut et doit faire bien des choses dans le changement des mentalités et cesser d'être la copie conforme de certaines musiques propageant des chansons obscènes au contenu indigeste », a poursuivi Célestin Jean-Paul Akoulafoua M'voula.
Comme pour rassurer le patron du département, au nom des agents évoluant au sein du ministère, après avoir passé en revue le travail effectué courant 2009, le directeur de cabinet a souligné que l'ensemble du personnel était prêt à affronter avec le ministre les nouveaux défis, en dépit des esprits chagrins. 2010 constitue un nouveau challenge qui se caractérise par de nouvelles ambitions et perspectives. « Et comme ce nouveau challenge s'articule autour de l'exigence de gouvernance par la preuve, donnons la preuve de notre savoir-faire par des résultats probants sur le terrain afin que "... par le dialogue et dans l'unité, nous ouvrions au Congo des perspectives à la mesure de ses ressources et de ses capacités", ainsi que le disait le président Denis Sassou N'Guesso lors de son message de vœux à la nation à l'occasion du Nouvel An », a réitéré le directeur de cabinet.
Jean Dany Ebouélé

