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Paris, le 28 mai 2009

Cinéma : projection au Centre culturel français du film Home
de Yann Arthus-Bertrand



Jean Dany ébouélé  avec Laurent Schroeder
À l’occasion de la trente-septième édition de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin de chaque année, initiée par l’ONU en 1992 pour mettre en avant un enjeu spécifique important concernant l’environnement, il sera proposé au public à travers le monde un film aux images inédites réalisées du ciel à travers cinquante pays sur les cinq continents. En effet, en deux cent mille ans, l’acharnement de l’homme sur l’environnement a favorisé la rupture de l’équilibre sur lequel la Terre vivait depuis quatre milliards d’années : réchauffement climatique, épuisement des ressources, extinction des espèces, l’homme a compromis sa propre existence. Cependant, la tendance peut être inversée dans les dix prochaines années. C’est le but du film Home de Yann Arthus-Bertrand, dont Laurent Schroeder, directeur de l’agence de la société CFAO de Brazzaville, filiale du groupe PPR, nous parle.


Les Dépêches de Brazzaville (LDB) : On parle déjà de la projection du film Home d’Arthus-Bertrand au Centre culturel français (CCF) de Brazzaville
le 5 juin prochain. Qu’en est-il ?

Laurent Schroeder (LS) :
Ce film, intitulé Home, c’est-à-dire « notre maison »,
a été réalisé par Yann Arthus-Bertrand, un photographe naturaliste célèbre,
et Luc Besson, un réalisateur international auteur d’une quinzaine de films à succès. La CFAO, qui opère en Afrique depuis plus de 120 ans, est la propriété d’une grande compagnie française, le groupe PPR. Il y a quelques années, Yann Arthus-Bertrand et Luc Besson ont rencontré le président du groupe PPR, François-Henri Pinault, à qui ils ont fait part de leur intention de tourner un film sur les problématiques du développement durable et des menaces qui guettent la planète.
Ce projet a séduit François-Henri Pinault, qui a décidé de contribuer au financement et à l’aboutissement de ce projet.

LDB : Et donc, il revient à la CFAO, basée au Congo-Brazzaville, de diffuser ce film au Congo ?
LS :
Bien entendu, la CFAO s’est vu confier la charge de diffuser ce film sur le territoire du Congo, de la manière la plus large possible à partir du 5 juin, Journée mondiale de l’environnement, à travers le plus grand nombre de médias possible.
Ce qui veut dire qu’en marge des projections faites aux CCF de Brazzaville et de Pointe-Noire, destinées par définition à un public restreint, nous avons organisé simultanément la diffusion de ce film sur deux ou trois chaînes de télévision congolaises.

LDB : La diffusion de ce film s’arrêtera-t-elle après le 5 juin, ou d’autres projections sont-elles prévues ?
LS :
Il faut préciser, sans entrer dans le détail du fonctionnement du cinéma international, que le groupe PPR détient un droit de diffusion de ce film pour un jour donné. Ce droit, nous souhaitons en faire profiter le maximum de personnes. Nous n’avons pas la possibilité d’étendre cette programmation publique au-delà de la date du 5 juin. Cela avait été négocié avec la maison de production propriétaire du film. Il s’agit simplement d’une contribution à l’événement, et ensuite ce sera à la production de décider comment elle entend diffuser ce film à travers le monde.

LDB : Pour avoir financé ce film, dont le projet a séduit François-Henri Pinault, qu’attend le groupe PPR en retour ?
LS :
Je puis dire que le but, en permettant au public d’avoir accès à ce film, n’est pas une opération publicitaire. C’est une contribution à la sensibilisation des uns et des autres aux grands sujets qui touchent la planète et qui, surtout, concernent les générations futures. Les problèmes d’écologie, de développement durable sont des problèmes colossaux, et l’on ne peut pas attendre de réponse d’une seule structure, d’une seule personne ou d’un seul gouvernement. Cela devrait être un engagement commun, et chacun, dans la mesure de ses moyens, de ses possibilités ou de ses convictions, devrait s’efforcer d’apporter sa pierre à l’édifice. Cette pierre, le groupe PPR et la CFAO l’apportent dans la mesure de leurs possibilités. Le souci d’offrir une diffusion la plus large possible du film tient compte de ces possibilités, mais également des contraintes. Nous souhaitons que cette action contribue à une prise de conscience beaucoup plus large, relayée par un maximum d’acteurs officiels ou non officiels, de sorte que le plus grand nombre de personnes prenne conscience des enjeux, des gestes et des actions à entreprendre pour corriger ce qui peut l’être.

Jean Dany Ebouélé