Les Dépêches de Brazzaville ont inauguré le 16 août la Galerie Congo de Brazzaville. La cérémonie a été marquée par le vernissage de l’exposition du peintre congolais Remy Mongo Etsion sur le thème Ayira-Confluences. Elle s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités, parmi lesquelles le ministre de la Culture et des Arts, Jean-Claude Gakosso, le directeur général de la Culture, Jean-Luc Aka-Evy, et plusieurs artistes renommés dont les célèbres peintres Marcel Gotène et Guy-Léon Fylla.
Pour cette grande première, vingt-quatre tableaux de Rémy Mongo Etsion, ainsi que vingt-cinq couteaux de jets rassemblés par Nicolas Bissi et Les Dépêches de Brazzaville, ont été exposés. Ces couteaux de jets, dont la datation n’est pas encore établie, ont été collectés de 1985 à nos jours. « Les couteaux de jets, en Afrique centrale, sont des attributs du pouvoir ; ils sont utilisés par les chefs traditionnels. L’exposition regroupe une cinquantaine d’objets qui proviennent de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, du Congo-Brazzaville, du Gabon et du Cameroun. C’est une exposition mémoire pour que les gens se rappellent ce qui a été, a expliqué Nicolas Bissi, en ajoutant : Je veux féliciter Les Dépêches de Brazzaville qui travaillent à la renaissance des arts en République du Congo. »
L’exposition des œuvres de Remy Mongo Etsion présente de nombreux tableaux parmi lesquels Jardin d’enfance, Kiaa-Clameur, Ludingu-Quête, Instant de dire, À table de dire, À table le poète, Poème bleu, Sang de nouvelles, Existence… Des acryliques sur toile qui représentent le monde contemporain que côtoient les couteaux, symboles de l’antériorité.
Le peintre, artiste plasticien, exerce son art depuis quarante-cinq ans. À la fois peintre, sculpteur, et plasticien, il travaille le bois, le fer, le bronze, le verre et recycle les matières.
Ses toiles seront vendues au terme de leur exposition à Brazzaville et à Paris. Les couteaux de jets, quant à eux, quitteront le Congo pendant quelques semaines afin d’être présentés à Paris et à New York. Ils seront plus tard donnés aux collections d’État.
« Les Dépêches de Brazzaville font œuvre de mécénat. Je suis heureux d’avoir accueilli le ministre de la Culture, qui est l’un des principaux acteurs de la renaissance des arts au Congo, et je suis très honoré qu’il soit venu à cette inauguration, comme il l’avait fait à Paris il y a quelques semaines », a conclu Jean-Paul Pigasse, le président-directeur général des Dépêches de Brazzaville
Désirée Hermione Ngoma

